Les différentes recherches et actions de sensibilisation

1/ Recherches menées dans le cadre d'une étude d'impact en vue de l'obtention du permis environnemental

par Mlle Silizany Clarisse MAHAFATY 2004

2/ Recherches sur l'inventaire faunistique, menées dans le cadre de l'étude d'impact par Félicien 2004

3/ Rapport de stage de Vincent Maillot -Université de la Réunion Avril et Mai 2005

4/ Journées de sensibilisation animées par Vincent MAILLOT et le personnel de RENIALA

 

 

Recherches menées dans le cadre d'une étude d'impact en vue de l'obtention du permis environnemental

par Mlle Silizany Clarisse MAHAFATY 2004

La zone d'intervention fait partie de la forêt épineuse du sud de Madagascar, végétation floristiquement riche au monde avec son degré d'endémicité extrêmement élevé aussi bien aux niveaux des espèces qu'aux niveaux des genres et des familles.

Malgré cette endémicité, cette zone reste encore peu étudiée, beaucoup de spécialistes et de scientifiques s'intéressent, toujours à la découverte de cette richesse botanique.

C' est pourquoi l'association RENIALA est installée à Mangily Ifaty pour la valorisation touristique de cette zone mais en relation étroite avec la conservation de la Biodiversité. Dans cet objectif d' écotourisme, le centre de Reniala a procédé à la mise en place d'un sentier Botanique associé à un réserve ornithologique de cette zone afin d'assurer la recherche et la connaissance au plus grand nombre de personnes (Touristes, Scientifiques, Population locales et autres Citoyens), les richesses biologiques de la zone d' Ifaty. Le présent rapport a été établi pour la validation de ce projet au titre d'une étude d'impact environnemental concernant l'ouverture de centre de recherche et la continuation de l'activité sur le sentier Botanique et sur la réserve ornithologique.

 

DESCRIPTION DU PROJET

1 Les composantes du projet et ses infrastructures

Le promoteur a aménagé sur le site, un sentier botanique de deux parcours dont l'un de 1,5heures ( 2Km 400m ) et l' autre de 2 heures ( 3Km 500m)

Au cours des visites guidées, des panneaux indicatifs informent les visiteurs sur les noms scientifiques et la famille des plantes remarquables : leur rareté, leur endémicité et leurs utilisations.

Ce sentier est ouvert au public en échange d'une participation (à titre de prix d'entrée) au profit de l'association. Par ailleurs, parallèlement à cette activité touristique, l'association a introduit une dizaine de rûches qui produisent une dizaine de litres de miel par ruche tous les deux mois en saison de récolte.

Le projet consiste donc à installer : un bâtiment d'accueil de 50m2, 2 bâtiments semi-dur pour accueillir les étudiants chercheurs et des scientifiques, d'une entrée principale, des cases en vondro typiquement malgaches assurent le logement des gardiens et des jardiners ainsi que pour les guides.

En ce qui concerne le terrain de RENIALA, il est un terrain titré et borné privé, de 45 Ha de superficie en pleine végétation de type fourré qui n'est autre que le prolongement du PK32. Une convention de partenariat lie le propriétaire à l'association.

2 Les ressources utilisés :

2. 1.Matières premières :

Pour la construction des bâtiments, l'association a utilisé certains matériaux pour la construction en dur (Ciment, fer rond, sable, gravillon, moellon, tôles et autre …)

Mais les matériaux locaux tels que : Vondro (Typha angustifolia), Bararata (Fragmites sp ) , les matériaux disponibles sur place ainsi que des produits ligneux tel que : Le bois de construction comme le Katrafay (Cedrelopsis grevei, , ….)

2.2. Ressources naturelles :

Pour l'eau utilisée, le promoteur dispose un puit, car il faut noter que cette zone possède un nappe phréatique à faible profondeur, nappe provenant du plateau calcaire à l' Est et de direction Est- ouest jusqu' au niveau de la mer où la nappe affleure en surface.

2.3. Ressources humaines :

Comme ressources humaines, l'association Reniala utilise au total 11 personnes permanentes qui sont reparties comme suit :

-1 responsable environnemental

-2 guides

-2 gardiens

-2 jardiniers

-1 Femme de ménage

-1 cuisinière

-1 responsable de la clôture et du pare feu

-1 Réceptionniste

2.4. Besoins énergétiques :

Comme besoins énergétiques, le centre en général utilise :

- l'énergie fournie par le bois mort pour le bois de chauffe

- l'énergie solaire pour la cuisson

- le four à gaz

 

DESCRIPTION DU MILIEU D'ETUDE :

 

1. La zone d'étude :

Géographiquement, la zone d'étude se trouve à 27 Km au Nord de Tuléar au sein du village de Mangily Ifaty située sur la RN9 reliant Toliara à Morombe, dans le sud ouest de Madagascar. Le village de Mangily fait partie de la commune rurale de Belalanda, dans la province de Toliara

2. Description de l'Environnement naturel

2.1. Milieu physique

2.1.1.Climat

Cette zone d'étude se situe sur le sable roux, zone aride, avec une saison sèche très longue de 7 à 9 mois.

Les précipitations sont généralement insuffisantes et irrégulières. A Tuléar, le nombre de jours de pluie est inférieur de 15 jours par an. Cela augmente progressivement au fur à mesure que l'on monte vers le Nord.

2.1.2. Sol

Les sols dans cette zone sont constitués par les sables roux de décalcification avec des affleurements calcaires dans certains endroits.

2.2.2. Milieu humain :

Plusieurs populations issues de différents groupes ethniques vivent dans la région de Magily Ifaty. Ce sont des Vezo, Mahafaly, Tanalana et Masikoro, avec un nombre négligeable d'étrangers de toute nationalité. Ces derniers font l'activité hôtelière car cette zone est devenue un site touristique très développé par la présence de nombreux sites balnéaires avec ses belles plages, sa plongée sous marine et ces types de végétations.

2.2.Milieu biologique

2.2.1. Végétation

Des sondages floristiques ont été menés dans ce site pour permettre d'évaluer la stabilité de la forêt étudiée et d'identifier, pour l'objet de cette étude d'impact Environnemental, les espèces présentes.

2.2.1.1. Méthodologie

Pour connaître l'importance de la mise en place de cette réserve sur la biodiversité, nous avons effectué une étude comparative entre la végétation qui se trouve à l'intérieur et à l'extérieur de la réserve.

Pour cela, la méthode transect de Gentry adaptée de façon standard dans toute la région du sud ouest malagasy a été utilisée.

Cette méthode consiste à faire une série minimale des 10 transects de dimension de 50m x 2m chacun, et dont la surface totale de chaque transect de Gentry est de 0,1 Ha minimum.

Le nombre de tiges par hectare est donné par la formule suivante :

N= n x 10000 / S Où n = Nombre de tiges relevés dans surface échantillonnée

S = Surface échantillonnée

 

2.2.1.2. Résultats :

Du point de vue floristique, 57 espèces ont été recensées qui sont réparties dans 23 Familles dont les plus importantes sont surtout les Fabaceae avec taux de 20%.

Parmi ces espèces, 80 % sont endémiques de Madagascar et certaines espèces sont inscrit dans l' Annexe II CITES en connaissant les espèces : Aloe divaricata , Didierea madagascariensis.

En matière de conservation UICN : Neobegua mahafaliensis ( Meliacaceae) est classée par les espèces menacées et l' Adansonia fony considérée comme espèce en vulnérable.

En ce qui concerne la végétation, les inventaires effectués dans les années 1990 ont permis de connaître qu'un seul type de Formation végétale existe dans la zone d'étude. Il s'agit de Haut fourré arboré à un groupement d' Adansonia fony et à Givotia madagariensis

( REJO- FIENENA,1995)

Du point de vue physionomique, la végétation est du type pluristratifié avec des adaptations xérophytiques très remarquables.

La pression anthropique très marquée en dehors de la réserve entraîne une différence au niveau de la densité de la végétation dans la réserve et celle de l'extérieur ; ce qui fait que la végétation dans la réserve est très dense (la couverture végétale est de 80%) et la végétation consiste ainsi le climax. Les grands arbres sont presque présents et très abondants jusqu'à 10 à 12m de haut tel est le cas par exemple les espèces suivantes :

- Givotia madagascariensis ……25/.Ha

- Didierea madagascariensis……10/ Ha

- Capurodendron sp…………… 2/ Ha

- Adansonia fony ……………… 20/.Ha

Tandis qu'en dehors de cette réserve, la végétation est moins dense (la couverture végétale est de 50%), perturbée par l'utilisation par la population. Cette dernière utilise les plantes comme de :

- Bois de construction

- Bois de chauffe

- Plantes fourragère

- Bois de service : Pirogue

- Plantes médicinales

Du fait de cette utilisation, les grands arbres les plus utilisés sont devenus rares, voir même absents, à savoir :

- Givotia madagascariensis 5/ Ha, juste les grands arbres à tronc non droit

reste non touchés par le Vezo car l'espèce sert à la fabrication de la pirogue Vezo (espèce endémique en voie de disparition).

- Adansonia fony 18/ Ha

- Cedrelopsis grevei est presque absent sauf les jeunes plantes. Cette espèce est beaucoup utilisée dans la pharmacopée et très recherchés par la population toute entière.

 

EVALUATION DES IMPACTS DU PROJET

Dans la zone d'étude, les composantes les plus susceptibles d'être touchées par le projet sont les suivantes

1. Milieu physique :

1.1. Le sol :

Le projet n'a pas d'impact négatif significatif potentiel pouvant être source de préoccupation vis-à-vis du sol.

1.2.Eau :

Il n' y aura aucun impact sur l'hydrologie de la zone d'étude.

2. Milieu humain :

Depuis sa création, la présence de cette réserve favorise un intérêt économique par la population locale dans la mesure où certains jeunes de ce village arrivent à trouver un emploi tels que : guide, gardien, jardinier, etc.…ou d'autre emplois occasionnels.

La présence des touristes jouent aussi un rôle économique très important au point de vu commercial à savoir : Commerce de coquillages, vente des arts malagasy, tressages des cheveux etc…….

 

3. Les impacts des différents aménagements effectués :

3.1. Impact de la présence de piste :

Afin de minimiser les impacts sur la végétation durant la mise en place de pistes, un système zig zag a été fait pour éviter la coupe des arbres notamment les plantes endémiques, rares et menacées. Et aussi dans certaines zones, les pistes et les clairières existantes avant la réserve ont été utilisées et valorisées.

En ce qui concerne la dimension de ces pistes, la largeur a été fixée à 1,2m avec une longueur de 2Km 400m pour le petit circuit et de 3Km 500m pour le grand circuit ; soit l' équivalent de 0,8 Ha de surface abandonnée en faisant ces pistes.

Ce qui fait, que par rapport à la surface totale (45 Ha), on ne peut pas noter une perte significative sur la couverture floristique dans la mesure où il n' y a que 2% de cette surface qui avait été utilisé pour l'aménagement de ces pistes.

3.2. Impact de la présence de clôture

Il s'agit de clôture qui est construite par les troncs de Sogno plantés par bouturage et qu'il faut noter est une plante à épine ( g. Didierea madagascariensis)

Cette clôture joue un rôle très important car elle empêche l'accès dans la réserve sans passé par le portail.

Dans ce cas, elle fait partie des éléments qui assurent la protection de la Biodiversité à l'intérieur de cette réserve.

Le Didierea mdagascariensis est une espèce endémique du sud malgache. Son utilisation en clôture favorise sa multiplication et sa dispersion dans cette zone.

La mise en place de cette clôture ne joue pas un rôle de barrière écologique du faite qu'elle a été faite d'une manière espacée. De ce faite, l'empêchement des espèces migratoires n'est pas effectif.

3.3. Impact de la mise en place des rûches

Du point de vue végétation, la présence des rûches dans la réserve est très bénéfique car les abeilles jouent un rôle important sur la pollinisation des plantes et que la production du miel donne à la population locale, par l'introduction des rûches, un exemple pour les gens qui veulent investir et anime aussi les idées de création.

 

4. Impact probable sur l'environnement du projet :

Milieu Biologique

Niveau des impacts

VEGETATION

Destruction ou modification des habitats de la faune

Faible

FAUNE ET HABITAT

- Changement de comportement de la faune

- Migration forcée à la suite de la perturbation de l'habitat

Faible

HUMAIN

- Changement de comportement de la population vis-à-vis de la conservation et de la protection.

Elevé

 

EVALUATION DE L'IMPORTANCE DES IMPACTS

En résumé , les impacts négatifs de la mise en place de cette réserve ne sont pas suffisamment significatifs pour justifier l' application des mesures d'atténuation . L'intensité ou l'ampleur des impacts relevés sur les aménagements effectués par l'association est minime par rapport aux impacts positifs.

 

LISTE DES MESURES D'ATTÉNUATION DES IMPACTS NEGATIFS

Milieu Biologique

Mesure d'atténuation

VEGETATION

Destruction ou modification des habitats de la faune

- Interdiction d'utilisation de feu à l'intérieur de la forêt afin d'éviter l'incendie de la végétation (interdit de fumer

- Absence des objets non dégradables dans la forêt. (plastique, fer, … )

FAUNE ET HABITAT

- Changement de comportement de la faune

- Migration forcée à la suite de la perturbation de l'habitat

- Suivre seulement les pistes guidées sauf les chercheurs

- Nécessité d'étude avant l'introduction des nouvelles espèces

Entretien du site d'étude

Nécessité de reboisement des plantes endémiques qui se régénèrent facilement sur les sites abandonnés (anciens meule de charbon de bois installé avant la réserve) car il faut noter qu'il faut 10 à 15 ans pour la reprise de la végétation naturelle dans cette zone. Ces espèce sont :

- Cedrelopsis grevei

- Aloe sp

- Didierea madagascariensis .

Et aussi le remplacement des plantes déjà âgées par le reboisement de même espèce devrait être effectué.

 

LES INDICATEURS DE SUIVI TECHNIQUE

Conservation de la Biodiversité

Flore :

-Physionomie et structure de la végétation

- Haut fourré arboré très dense où la couverture végétale est de 80%

- Nombre d'espèce végétale : 57espèces

- Espèce indicatrice et abondance : Givotia madagascariensis 20 tiges/Ha

Adansonia fony 20 tiges/Ha

Didierea madagascariensis 10 tiges/Ha

 

 

Annuel

Annuel

 

Annuel

 

Annuel

 

Annuel

 

CONCLUSION

Pour conclure, une seule formation végétale existe sur la réserve, c'est un haut fourré arboré. Elle représente la végétation de cette zone, avec les adaptations xérophytiques très poussées et une endémicité de 80%.

La présence de cette réserve protège et conserve la Biodiversité.

De ce fait elle constitue un bon lieu pour la création d'un centre de recherche.

Par rapport aux avantages apportés par la présence de la réserve, les impacts négatifs sont insignifiants .

 

Rapport préliminaire inventaire faunistique de la Réserve Ornithologique Reniala par FELICIEN 2004

 

METHODES

Les inventaires sont effectués de part et d'autre le long des pistes déjà préparés et hors de ces postes par les observations directes des espèces ou leurs traces tout en fouillant leurs lieux de refuge. Ces observations sont effectuées 7 heures par jours (7h00 à 10h le matin, 15h à 17h le soir et 19h00 à 22h00 la nuit) pendant 4 jours soient 28 heures.

Pendant la nuit, les observations se font à l'aide des lampes pour détecter les oiseaux nocturnes actifs ainsi que les espèces diurnes au repos sur les perchoirs. Pour cela, on déduit ensuite le taux de rencontre (nombre d'individu par 28 heures) puis la classe d'abondance de chaque espèce selon les critères suivants :

Nombre d'individu par 28 heures

Classe d'abondance

< 0.10

Rare

0.10 à 0.49

Occasionnelle

0.50 à 0.99

Fréquente

1 à 2

Commune

2 <

Abondante

 

 

Les guides de la Réserve nous ont donné les noms vernaculaires locaux et les noms scientifiques sont identifiés en utilisant le livre intitulé Amphibians and Reptiles of Madagascar, and the Mascarene, Scheychelles and Comoro écrit par Fiedrich - Wilhelm HENKEL and WALFGANG Schmidt

Pour les oiseaux, l'inventaire est effectué le long des layons selon la méthode de liste Mckinnon. On marche lentement à une vitesse de 1 à 1.5 km/h tout en notant le nom de chaque espèce nouvellement rencontrée de façon à obtenir une liste de 10 espèces. La procédure est répétée plusieurs fois afin d'obtenir une série de listes. Pour cela, on déduit ensuit le pourcentages des espèces endémiques de Madagascar et espèces endémiques de la région.

 

RESULTATS

Les résultats sont représentés sous forme des tableaux.

Nom scientifique

Nom vernaculaire

Nombre individu

Nombre individu/28 h

Classe d'abondance

ER

EM

Tortues

Pyxis arachoides

3

0.11

Occasionnelle

+

Serpents

Acrantophis madagascariensis

Do

1

0.04

Rare

+

Dromicodrias berniri

Marolongo

8

0.29

Occasionnelle

Leioheterodon geayi

Rainimbitika

2

0.07

Rare

Mimophis mahafaliensis

Besagnagna

4

0.14

Occasionnelle

+

Lézards

Chalarodon madagascariensis

Dangalia

156

5.57

Abondant

+

Oplurus cyclurus

Androso

3

0.11

Occasionnelle

+

Oplirus sp

Androso

1

0.04

Rare

+

Zonosaurus karsteni

Androsolama

20

0.71

Fréquent

+

Zonozaurus quadrilineatus

Androsovola

2

0.07

Rare

+

Mabuya aureopunctata

Androso

3

0.11

Occasionnelle

+

Mabuya elegans

Androso

4

0.14

Occasionnelle

+

Mabuya sp

Androso

1

0.04

Rare

+

Caméléons

Calumna sp

Sangorikita

3

0.11

Occasionnelle

+

Frucifer verrucossus

Sangorikita

1

0.04

Rare

+

Oiseaux

Numida meleagris

Akanga

Eurystomus glaucurus

Tsararaoko

Merops superciliosis

Tsikorikorioky

Buteo brachypters

Bobake

+

Polyboroides radiaus

Fiake

+

Trereron australis

Folimanga

+

Accipiter madagascariensis

Fisindriky

+

Accridotheres tristis

Tsikinainay

Calicalicus ap

Vanga

+

Centropus toulou

Toloho

+

Copsychus albospecularis

Fitatse

+

Coracopsis nigra

Kokia

+

Coua cristata

Tivoe

+

Coua cursor

Akoke

+

Coua gigas

Aliotse

+

Dicrurus forficatus

Railovy

+

Falco newtonia

Hitikitika

+

Falculea palliata

Neanea

+

Foudia madagascariensis

Foly

+

Hypsipetes madagascariensis

Tsakonina

+

Leptopterus chabert

Malaimbato

+

Milvus migrans

Tsimalaho

Nectarinia notata

Soianga

+

Nectarinia souimanga

Soianga

+

Neomixis tenella

Kimitse

+

Nesilas typica

Aretikala

Newtonia archboldi

Tsibakibakia

+

Newtonia bunneicauda

Tsibakibakia

+

Onea capensis

Tsakatoto

Caprimulgus madagascariensis

Langoapake

+

Ploceus sakalava

Drake

+

Streptolia picturata

Dehoke

+

Terpsiphone mutata

Bengetrahetra

+

Thamnornis chloropetoides

Aretikala

+

Turinix nigricollis

Kibo

+

Upupa marginata

Tsakodara

Xenopirostris xenopirostris

Fiokala

+

Zoonavena grandidieri

Kelibefory

Agapornis cana

Sarivazo

+

Falco zoniventris

Hitsikitsikala

Neomixis striatigula

+

Uratelornis chimaera

Tolohoranto

+

Lonchura nana

Tsipirity

Mesitornis variegata

Naka

+

EM: Endémique de Madagascar

ER : Endémique de la Région

 

DISCUSSIONS

Pendant cette mission, on a recensé 15 espèces de Reptiles dont 60% endémiques de Madagascar, 26.67% endémiques de la région et 13.33% endémiques dans l'Océan Indien.

Dans la Réserve Ornithologique Reniala, 5 espèces : Acrantophis madagascariensis, Leioheterodon geaye, Oplurus sp, Zonosaurus quadrilineatus et Mbuya sp avec leur taux de rencontre respectivement : 0.04, 0.07, 0.04, 0.07, 0.04 sont les plus rares. Par contre, Chalarodon madagascariensis avec taux de rencontre 5.57 qui est le plus abondante.

Pour cela, le Pyxis arachoides, Frucifer verrucosus et Calumna sp sont inscrits dans l'annexe II CITES.

Pour les oiseaux, le tableau des résultats établis précédemment nous permet d'avancer les interprétations suivantes :

Sur cette Réserve on a recensé 44 espèces d'oiseaux dont 12 (27.7%) espèces endémiques de la région, 22 (47.73%) espèces endémique de Madagascar et 11 (25%) espèces sont des espèces avec endémisme de statut inconnu faute de temps pour l'analyse des résultats.

Cela nous montre que la Reniala est très riche en qualité d'espèces d'oiseaux endémiques à Madagascar, surtout la présence de Monias benchi et de Uratelornis chimaera qui sont deux espèces existantes seulement dans la forêt du sud-ouest de Madagascar. Actuellement, ces deux espèces sont très menacées de disparition, donc elles demandent une protection particulière.

Le statut de conservation UICN indique que le Monias benchi et l'Uratelornis chimaera sont vulnérables.

Le Falco newtonia, Milvus migrans, Buteo branchypterus, Coracopsis nigra et Agaprnis cana sont inscrits dans l'annexe II du CITES.

 

CONCLUSION

Faunistiquement comme floristiquement, la Réserve Ornithologique Reniala renferme de nombreuses espèces endémiques de la région sud-ouest de Madagascar et beaucoup d'espèces endémiques de Madagascar.

La plupart de ces espèces sont des espèces menacées de disparition comme le Pyxis arachnoides, Acrantophys madagascariensis, Uratelornis chimaera, Monias benchi,…Ces espèces nécessitent donc une protection particulière.

 

Rapport de stage à RENIALA - Contribution à l'inventaire des plantes utiles de l'Arboretum de RENIALA

Réalisation d'un herbier et de programmes pédagogiques Stage réalisé par Vincent Maillot Avril et mai 2005

Responsable de stage : Thierry Pailler

Maîtrise de Sciences et Techniques " Valorisation Chimique et Biologique du Végétal "

Année 2004/2005

Je tiens tout d'abord à remercier la grande famille RENIALA pour son accueil et son aide précieuse.

Merci à Madame DAME Gertrude pour son accueil et pour avoir tout fait pour que mon stage me soit le plus agréable possible.

Merci à Monsieur Maurice ADIBA pour m'avoir permis de réaliser ce stage.

Merci à Tsiraha Teany pour avoir partagé sa connaissance de la médecine traditionnelle et des plantes utiles de la région.

Merci à Dabe sans qui il aurait été difficile de comprendre les explications en malgaches de médecines traditionnelles.

Merci à Patrice pour m'avoir guidé des jours durant dans les rues de Tuléar.

Merci à tous les habitants de RENIALA pour leur amitié et leur bonne humeur que je n'oublierai jamais.

Enfin merci à toutes les personnes qui m'ont accueillit à Mangily, qui ont partagé avec moi et qui m'ont permis de commencer à apprendre la langue malgache.

 

Présentation de L'association RENIALA

 

L'association RENIALA a été fondé le 25 février 1998 .Elle est régie par la loi du 1er Juillet 1901 et a pour objectif :

"Maintien et développement d'une zone botanique et d'un arboretum au sein de la forêt sèche de Mangily, à Madagascar et permettre le

développement économique de Mangily par des emplois créés au maintien de la zone botanique".

Son siège social est basé 118, chemin des sources - 38260 GILLONAY

Réalisations :

- inauguration du sentier botanique le 26 août 2001

- Activités touristiques : visites guidées du sentier, explications ethnobotaniques et ornithologiques.

- Activités pédagogiques : Programmation de sorties pour les scolaires (orphelinat, école française de Tuléar, écoles publique et privée du village de Mangily) concernant la protection de l'environnement et la mise en valeur de la biodiversité (intérêt, ressources…), La vie de la ruche et les produits issus de l'apiculture

- Accueil d'étudiants dans le cadre de réalisation de stage ou d'études.

 

Le site d'étude

 

Données géographiques

Séparé de l'Afrique par le canal du Mozambique, Madagascar est une île située dans l'Océan Indien entre le 12ième et le 26ième parallèle Sud et entre le 44ième et le 50ième degré Est. Sa superficie de 590 000Km 2, en fait d'elle la quatrième île du monde. Ce pays aux régions et aux climats très contrastées possède une grande biodiversité, avec une faune et une flore ayant des affinités asiatiques ou africaines mais surtout des animaux et des plantes endémiques qui donc, ne se rencontrent nulle part ailleurs.

 

La réserve naturelle de RENIALA est située dans le sud ouest de Madagascar, au niveau du point kilométrique 27 de la RN9 dans le village de MANGILY (IFATY), appartenant à la commune de BELALANDA. Le sol est de type sableux et on y trouve une végétation de type fourré xérophile caractéristique possédant de nombreuses adaptations morphologiques à la sécheresse très différentes des autres formations denses sèches de Madagascar. En effet, le climat de cette région fait partie de l'étage semi-aride et est marqué par une longue période de sécheresse s'étalant de 7 à 9 mois entre le mois de février et le mois de novembre. On note un indice d'aridité compris entre 5 et 10 et une moyenne annuelle de température de 25°C.

 

Données phytoécologiques

 

La végétation que l'on peut observer dans l'Arboretum de RENIALA, appartient au domaine du sud et est appelé dans la littérature " Fourré à Didiereaceae et à Euphorbia ". Elle constitue l'un des derniers témoins de ce que fut la région car, jusqu'en 1985, elle était encore préservé et restait plus ou moins intact. Elle constituait alors une relique de l'ancienne couverture ligneuse de la région qui se reconnaît par la présence d'une espèce de baobab, Adansonia fony. Cette zone possède un intérêt scientifique, écologique et touristique important. C'est la réserve floristique et génétique de la région car elle abrite une forte proportion d'espèces endémiques et d'espèces médicinales. La formation végétale est une végétation forestière fermée de type " fourré " qui, selon la classification de Yangambi (1956), modifiée par Guillaumet et Koechlin (1971) est un type de végétation arbustive fermé, unistrate ou avec une strate arborée très discontinue, généralement peu pénétrable, souvent morcelée, à tapis herbacée absent ou discontinu. Il s'agit d'une formation épineuse qui représente le prolongement de la partie sud de la forêt des Mikéas qui s'étend au sud de Morombé avec une strate arborescente clairsemée de 12 à 15 mètres de hauteur.

 

Données ethnologiques

 

Les peuples vivants sur cette frange littorale sont les Vezo et les Tanalana. Selon Koechlin (1975), les Vezo sont des pêcheurs semi-nomades, prédateurs du platier corallien, de la mangrove et des zones forestières adjacentes à la côte. Les Tanala sont des cultivateurs sur champs secs avec brûlis et éleveurs de chèvres et de moutons et vivent toujours dans une zone dégradée sur sols sableux, en arrière de la dune littorale. Les différents bois de la forêt sont utilisés pour construire les pirogues (cf. annexe), les charrettes (cf. annexe) mais aussi les habitations et les clôtures. La région ayant subit une forte augmentation de population ces 20 dernières années. Il en découle une augmentation des besoin en bois forestiers pour les constructions et la fabrication de charbon, une augmentation des surfaces cultivés et de pâturage entraînant un net recul de la végétation.

 

Listes des plantes utiles présentent dans l'Arboretum

 

Le travail de recensement des espèces utiles et de leurs utilisations avait déjà été commencé avant mon arrivée. Les prospections dans la forêt accompagné de Monsieur Tsiraha Teany, président de l'association GELOSE, association de protection de l'environnement et des forêts, érudit dans la connaissance des plantes et de leurs utilisations, ont permis d'allonger cette liste préexistante et d'apporter des compléments d'information. Voici le résultat des prospections.

 

Nom vernaculaire Modes d'utilisations applications

Famata Latex - Toxique pour les yeux- Calfatage de la pirogue en mélange avec de la cire d'abeille chauffée

Cladodes séchées - Fourrage pour les zébus

Hatratra Sève appliquée sur les yeux - Antidote du latex du Famata

Sony Sève en usage externe - cicatrisante

Sève chauffée en usage externe - contre les démangeaisons

Vaho Sève des feuilles en usage externe - cicatrisante- appliqué sur le nombril contre les maux de ventre

Décoction de feuilles séchées - favorise l'élimination chez la femme après l'accouchement

Décoction de feuilles fraîches - contre le mal de dos

Monongo Racine écorcée mâchée - contre les caries dentaires

Marohaty Décoction des tiges et feuilles - contre le mal au ventre

Fengoky Sève diluée en sirop - antitussif

Sengatsy Bois taillé en décoction - 1 semaine après l'accouchement, évite les infections

Taraby/Tensasomena Bois taillé en décoction - 1 semaine après l'accouchement, évite les infections

Hola Vapeur émanant de l'écorce - endort les abeilles pour la récolte du miel

Bois taillé en décoction - traitement du Tazo (paludisme)

Famata laro betondro latex - Ichtyotoxique utilise par les Vezo pour la pêche

Folotsy Racine séchée en décoction - Traitement de la coqueluche des bébé

Karabo Bois brûlé - Toxique

Fandrifotry Bois coupé - Vapeur irritante

Hasomafio Racine - Utilisé comme savon

Ranga Plante entière en décoction - Utilisé après l'accouchement : ouvre l'appétit et favorise la montée de lait- Contre la fatigue- aphrodisiaque

Sanihira Décoction de la racine écorcée et mélange avec la racine de Katrafay - Fermeture de la fontanelle des bébés

Sarondra Racines en décoction - Contre les règles intempestives

Sofa sofa Bain avec une décoction de racines - Aide l'enfant à apprendre à marcher

Mahorohacaro Tige et feuille en décoction - Contre les convulsions du bébé

Karimbola vahi Parties aériennes en décoction - Ouvre l'appétit

Karimbola masimbola Parties aériennes en décoction - Consolide les os suite à une fracture

Vahi mihazo Parties aériennes en décoction - Traitement du Tazo (paludisme)

Totonga Feuilles pilées en usage externe - Contre les démangeaisons avec boutons

Kolimba Racine réduite en poudre - Fabrication d'un masque de beauté

Sareraka Tige en décoction - Après l'accouchement, favorise la régénération du sang- Traitement des affections des bébés

Nato Ecorce en décoction - Stérilise les animaux

Pachypodium Latex en usage externe - Contre les démangeaison avec boutons- Favorise la montée de lait

Baobab Intérieur du tronc en décoction - Contre les maladies respiratoires- Ouvre l'appétit

Intérieur du tronc - Fourrage pour zébus

Ecorce en décoction - Traitement du rhume, fièvre et ulcère de l'estomac

Vahimpidy Tiges et feuilles en décoction - Traitement des maux de tête de l'enfant

Tsitsitsy Tiges et feuilles en décoction - Traitement des maladies sexuelles

Halimboro nala Intérieur du tronc (fibres) en décoction - Traitement des affections internes des bébés

Kifafa Racine pillée mis sur le front - Traitement de la grippe

Katrafay Ecorce en décoction - Fatigue musculaire- Jeté sur le ventre des enfants pas encore propres

Ecorce pillée en masque autour des yeux - Après l'accouchement, contre les démangeaisons

Ecorce jeune en décoction - Contre les problèmes digestifs liés à un repas trop riche

4 feuilles mangées - Contre les maux de ventre

Olikoliky (Jeune Katrafay) Ecorce jetée dans la braise, fumigation sur les yeux - Contre les blessures aux yeux

Tsibolofoty manoy Utilisé par les Ombiasa* - Confection de " grigri ", fait revenir l'être aimé

Tinaïkibo Décoction des branches et des feuilles - Constipation du bébé

Sari Tsybolofoty manoy Utilisé par les Ombiasa* - Confection de " grigri ", fait revenir l'être aimé

Tranoamonto Décoction des tiges et des feuilles - Fermeture de la fontanelle

Kililo Branches - Confection de sarbacane

Tsy Tiges en décoction - Traitement de la femme après l'accouchement

 

Mise en place de l'herbier

 

La conception de l'herbier a été commencé le 6 mai 2005 (récoltes) pour se terminer le 19 juin 2004 (identification, montage). Le but de cet herbier était d'une part, de recenser les différentes plantes présentes au sein de l'Arboretum et constituer ainsi une base pour des études futurs, d'autre part, de former les guides au techniques d'herbier pour qu'ils puissent tout au long de l'année continuer le travail ici réalisé en fonction des différentes périodes de floraison.

2.2.1 Papiers administratifs.

Les papiers mentionnés ci-dessous m'ont été nécessaire pour justifier les prélèvements de plantes au sein de l'Arboretum.

 

· Autorisation de recherche et d'étude auprés du doyen de l'Université de Tuléar.

· Autorisation de recherche et d'étude auprès du service des eaux et forêts de Tuléar.

2.2.2 Récolte des échantillons

La récolte des spécimens botanique s'est faite durant toute la période de stage et s'est organisé en quatre expéditions, selon la floraison des espèces.

Au moment de la récolte, il faut bien noter le port de la plante, sa hauteur et noter ses autres caractères. Différentes techniques de notation existent comme l'utilisation d'un petit carnet ou d'un magnétophone ; on peut même, grâce à un marqueur écrire directement sur les feuilles. J'ai, pour ma part, utilisé un petit carnet en utilisant par exemple les notations suivantes :

 

-A_10 pour Arbre de 10 mètres.

-a_2 pour arbuste de 2 mètres.

-P pour Parasite…

 

2.2.3 Pressage et séchage

 

Après chaque jour de récolte, je mettais les différents spécimens dans du papier journal sous presse en faisant attention à :

 

- la numérotation des échantillons, toujours au même endroit dans le journal.

- La taille des spécimens ; il faut tailler les spécimens plus court qu'une feuille d'herbier car il y aura beaucoup de dégâts s'il faut replier plus tard et de plus tout ce qui dépasse du journal sera brisé et perdu. Il faut toujours avoir la vision de ce à quoi le matériel pourra ressembler une fois monté et ne pas se contenter de la mettre dans le papier journal n'importe comment.

- L'orientation des feuilles de journal dans la presse, il faut que la partie ouverte de la feuille double soit disposée toujours du même côté pour améliorer le séchage.

- L'arrangement des plantes en vue du montage, il faut casser imcomplétement les axes afin de les plier en " V " ou en " N " au lieu de les courber en " U " ou en " S ", à l'exception des plantes herbacées volubiles.

 

Les techniques de séchage sont nombreuses et dépendent fortement des conditions réelles de travail. L'absence totale de matériel sur place m'a contraint à me contenter de la chaleur ambiante, bien aidé par le climat sec qui règne dans cette région surtout en cette saison.

 

2.2.4 Etiquetage et montage

- L'étiquetage :

Sans étiquette correctement rédigée et complète, un spécimen est scientifiquement inexploitable. Le but principal du montage d'un spécimen botanique est de rendre matériellement solidaires un objet végétal et son étiquette de récolte. Inhérente au spécimen, l'étiquette doit durer autant que lui. Comme pour tout document d'archive, sa durabilité exige un papier non acide et une encre permanente. Les étiquettes étant de plus en plus reproduites sur imprimantes: seules conviennent les imprimantes à aiguilles et celles à jet d'encre; les imprimantes laser sont à proscrire parce que leur écriture n'est pas permanente et a fortiori les photocopies, le papier carbone, pour la même raison.

Les dimensions de l'étiquette de récolte doivent être telles que, d'une part celle-ci puisse contenir les informations nécessaires, et que d'autre part, elle n'encombre pas la feuille d'herbier au point de gêner l'ostentation de l'objet végétal. Le collage de l'étiquette de récolte doit être complet et définitif; la colle doit être durable et ne doit altérer ni le papier de la feuille d'herbier ni celui de l'étiquette.

Sous-produit du carnet de récolte, le contenu d'une étiquette dépend pour sa plus grande part de la bonne tenue de ce dernier. Les données qui doivent figurer sur une étiquette sont:

1- le(s) nom du (des) récolteur(s) et le numéro (du premier récolteur quand il y en a plusieurs)

2- la date précise de la récolte (. /../....): l'année doit figurer en 4 chiffres;

3- le pays (en majuscules de préférence);

4- la localité précise (cf. carnet de récolte);

5- les coordonnées géographiques et l'altitude;

6- les données stationnelles;

7- le port de la plante;

8- les caractères non visibles ou altérés par le séchage sur le spécimen monté;

9- la famille (en majuscules de préférence);

10- le determinavit: Genre espèce auteurs, identificateur, date;

11- l'institution responsable de la récolte du spécimen;

 

- Les points 1, 2, 3, 4, 7 et 11 représenteraient le minimum exigible du récolteur le moins averti.

- Les points 9 et surtout 10 sont soumis au délai de l'identification: laisser un espace suffisant.

- Le point 5, extrêmement utile pour la cartographie, ne devrait jamais être omis.

- Le point 6 doit contenir avant tout la formation végétale et le bref des données jugées les plus importantes par le récolteur.

- Le point 8 ne devrait contenir que les caractères non visibles (écorce, dimensions du tronc, etc...) ou altérés par le séchage (couleurs, odeurs) sur le spécimen monté (couleurs à l'état frais, dimensions du tronc, etc...). Dans les cas où les observations sont très nombreuses, on peut recourir à des abréviations, à la seule condition de demeurer compréhensible au plus grand nombre .

 

·Etiquette établie pour l'herbier réalisé :

HERBIER de RENIALA Arboretum - Sentier botanique - Réserve ornithologiqueMangily - Ifaty - TuléarN°Nom latin :Nom vernaculaire :Famille :Lieu de récolte :Caractéristiques particulières :Récolteur : MaillotDate : 05-2005

On peut arranger les plantes en vue du montage comme par exemple pour une feuille de grande taille, il convient de la plier de telle façon que ses deux faces soient visibles ; il faut éviter de recouvrir les fleurs, les fruits et les axes avec les feuilles, soit en écartant celles ci de ses organes , soit en les pliant de façon à la disposer en dessous d'eux ;il faut que la plus grande portion de limbe soit mise en dessous.

Pour les petites plantes, on en monte plusieurs sur la même feuille d'herbier de façon à bien la remplir:

Eviter de recouvrir les fleurs les fruits et les axes avec des feuilles, soit en écartant celles-ci de ces organes soit en les pliant de façon à les disposer en dessous d'eux. Quand on doit plier des feuilles, veiller à ce que la plus grande portion de limbe soit mise en dessous (contre la feuille d'herbier) de sorte que l'on puisse toujours mesurer leur longueur, leur largeur, etc.

On peut aussi couper ou casser les feuilles en trop, mais à condition de toujours conserver une partie du pétiole afin de montrer leur position.

Ne jamais couper la base d'un pétiole ni la région de l'insertion d'une feuille composée sur la tige. Autant que possible conserver des bases de pétiole d'autres feuilles ainsi que l'apex de l'axe porteur. Ne pas confondre une grande feuille composée avec un rameau à feuilles simple. Ne pas fendre en deux le rameau car on ne pourrait plus voir si les feuilles sont opposées ou alternes. Un spécimen à feuilles de très grande taille peut exiger deux montages ou même davantage.

 

Organisation des sorties pédagogiques

 

Sortie pédagogique du 10 juin 2005

 

Il m'a été demandé au début de mon stage, par le directeur adjoint du collège français de Tuléar, d'organiser une sortie pédagogique à l'Arboretum RENIALA pour les élèves des classes de CE1 et de CM1. Les élèves de CM1 ayant déjà reçu des notions de botanique et d'environnement, je me suis tout d'abord renseigné sur le contenu du programme, en consultant les cours réalisés sur les cahier d'une élève. Pour chacun des deux niveaux, une fiche fixant les objectifs de la sortie m'a été remis par les institutrices (cf. annexes).

 

Organigramme :

 

Introduction : accueil des enfants

 

v Présentation de RENIALA

 

Ø Type de végétation présent sur le site par comparaison avec d'autres endroits de Madagascar (végétation de la région sud-ouest).

Ø Le contexte malgache (côte est humide, côte ouest plus sèche) en relation avec des adaptations morphologiques de la végétation.

Ø La diversité biologique à Madagascar : notion d'endémisme.

 

v Comment protéger la forêt ?

 

 

Rapide présentation de chacune des personnes travaillant au sein de l'Arboretum, afin de mettre en avant les actions menés pour préserver la forêt :

 

· Fermeture du périmètre par la création d'une clôture naturelle constituée d'une haie de Sony.

· Interdiction de couper du bois, nécessité des gardiens.

· Reconstitution des parties dégradées de la forêt par la réalisation d'une pépinière chaque année durant la saison des pluies.

 

v Pourquoi protéger la forêt ?

 

Ø La nécessité de la préservation de la diversité biologique (plantes médicinales, plantes endémiques…)

Ø L'exploitation forestière à Madagascar : les besoins en bois.

Ø L'agriculture: culture sur " tavy ", pâturage des zébus, des chèvres et des moutons.

 

A la fin de l'introduction les élèves sont séparés en deux groupes de niveaux.

 

Programme de la classe des CE1 :

 

v La plante, être vivant :

Ø L'importance des végétaux dans le cycle de la vie sur terre (respiration et consommation animale).

Ø Les différentes étapes de la vie végétale (germination, croissance, floraison, fructification…).

Ø Les différentes parties d'une plante et leurs fonctions (photosynthèse, respiration, absorption, attraction des pollinisateurs et des disséminateurs…).

Ø Les besoins de la plante (photosynthèse, nutrition…)

Ø Productions des plantes (composés aromatiques et médicinaux)

v La diversité des formes observées dans la nature :

Ø Différents ports des plantes (arbres, arbustes, herbacées)

Ø Différentes formes de graines et de fruits liés au mode de dissémination.

v Visite guidée dans la forêt :

Ø Première partie du circuit : utilisation des plantes par l'homme (plantes médicinales, construction, charbon…)

Ø Deuxième partie du circuit : adaptation morphologique caractéristiques du climat sec (Pachycaulie, aphyllie, microphyllie, spinescence, tige chlorophyllienne…)

 

Programme de la classe de CM1

 

v Visite guidée dans la forêt : (cf. Programme de la classe de CE1)

v Récapitulatif des observations effectuées dans la forêt

v Débat interactif :

Ø Importance des plantes dans le cycle de la vie sur terre (respiration et consommation animale).

Ø Explication de l'utilité des adaptations morphologiques liées au climat sec (interaction entre la plante et son milieu).

Ø La diversité climatique à Madagascar entraînant différents type d'adaptations en fonction du milieu.

Ø Notion d'endémisme.

Ø Réponse aux questions du questionnaire réalisé par les élèves avant la sortie (cf. annexe)

 

Conclusion : (avec tous les enfants)

 

Atelier pratique : démarrage de la pépinière de RENIALA, plantation de graine de Fengoky, de Baobab et de Nato.

 

Sortie pédagogique du 18 juin 2005

Cette sortie a été programmé par l'association SOKAPILA, à attention des élèves du collège et lycée de Tanarena à Tuléar. Le matin, les élèves ont visité le village des tortues situé à côté de RENIALA, et l'après-midi était consacré à la visite de RENIALA. Le groupe était composé d'élèves de niveaux et d'âges très différents (de la 6ème à la Terminale), et avaient déjà était impliqué dans des réalisations environnementales.

 

Organigramme :

 

Introduction : accueil des enfants (cf. sortie du 10 juin 2005)

Organisation de la visite :

v Première partie du circuit : utilisation des plantes par l'homme (plantes médicinales, construction, charbon…).

v Deuxième partie du circuit : adaptation morphologique caractéristiques du climat sec (Pachycaulie, aphyllie, microphyllie, spinescence, tige chlorophyllienne…).

 

- La savanisation : action anthropique

 

L'emprise humaine sur la végétation se manifeste principalement par l'exploitation

 

- La disparition de la forêt primitive malgache

 

Pour comprendre la disparition des formations sylvestres sur les 4/5 de l'île en moins de 2000 ans ou sur 88% du sud-ouest en moins de 500 ans, il faut admettre que malgré le nombre initialement réduit d'individus, les conséquences de leurs interventions ont été beaucoup plus dramatiques jadis qu'elles ne le sont de nos jours. Cela peut se concevoir parce qu'à son arrivée, l'homme, facteur de déséquilibre, a trouvé à Madagascar un milieu fragile, en équilibre très instable.

Après le dernier pluvial post-sambainien, soit 1000 à 3000 ans avant la date des premiers établissements humains signalés dans l'île, un dessèchement du climat s'était manifesté et se poursuit aujourd'hui. Or la réponse de la végétation à un changement climatique n'est jamais immédiate, un délai d'adaptation est nécessaire pour atteindre un nouvel équilibre. Délai durant lequel le milieu est particulièrement instable.

La flore malgache, hautement spécialisée parce que très ancienne et préservée de tous temps du contact avec les humains, est particulièrement fragile. Comme toutes les flores insulaires épanouies en vase clos, les espèces qui composent la flore malgache, manquent de compétitivité vis à vis des taxons introduits. La plupart de ceux-ci, en contact depuis des millénaires avec les activités humaines, ont été sélectionnées, en fonction de leur rusticité et de leur pouvoir colonisateur, qualités inexistantes dans les flores insulaires primitives.

A son arrivée, l'homme maîtrisé déjà le feu et le fer, outils qui s'avérèrent redoutables vis à vis de la végétation malgache fragile et en équilibre précaire.

La plus grande partie de la végétation primitive malgache disparut très certainement très rapidement aux premiers contacts humains en quelques gigantesques incendies successifs, comme ce fut le cas dans d'autres endroits dans le monde. Certaines traditions du pays Sihnaka (côte Est), de l'Himenia et du Betsileo (Hautes terres), rapportent le souvenir d'un grand feu ( " Afitroa " ou " Afotroa ") dont les conditions et l'époque restent tout à fait imprécises. A Madagascar, une des rares relation qu'on possède sur l'arrivée des hommes dans un milieu vierge, concerne les premières ascensions du Tsaratanana et montre un phénomène semblable. En trois expéditions (1899, 1900 et 1903), la quasi-totalité de la végétation des cymes avait disparu brûlée par des incendies volontaires ou non. C'est ainsi que la majeur partie des forêts primitives malgaches disparurent. S'en suit un plus lent processus de déforestation du à l'action répétée des " Tavy ", de l'exploitation forestière, des incendies, de l'augmentation du cheptel inhérent à l'accroissement démographique.

 

Bibliographie :

 

Floret J.J, Techniques de terrain utilisées au jardin botanique du Missouri, Muséum d'Histoire Naturel de Paris, 1991.